Qui se cache derrière l'objectif ?
Bonjour, moi c'est Tiffany.
Avant d'être photographe, j'ai été enseignante, cavalière, motarde, maman, passionnée de mille choses... et surtout, une femme qui a longtemps essayé de faire tenir beaucoup de vies dans la sienne.
Aujourd'hui, je sais surtout pour qui j'ai envie de faire tout ça : pour les femmes, et particulièrement pour les mamans qui ont l'habitude de tout gérer.
Celles qui pensent à tout, anticipent tout, font en sorte que tout le monde aille bien et qui sont parfois les premières à disparaître de leurs propres souvenirs.
J'observe les liens, les habitudes, les petits gestes, les moments où quelqu'un se détend enfin.
Je regarde ce qui se passe entre vous, bien plus que ce qui se passe devant mon appareil.
Petite Fanny est née de tout ça : de mon histoire, de ce que j'ai appris en chemin et de cette conviction qu'un moment mérite d'être vécu pleinement avant d'être photographié.
Alors oui, je suis là pour créer des images.
Mais surtout, je suis là pour prendre soin de celles qui ont l'habitude de prendre soin de tout le monde, pour qu'elles puissent enfin être là, elles aussi.
Je sais ce que c'est de disparaître derrière les rôles que l'on porte.
C'est aussi pour ça que je crée des espaces où les femmes peuvent retrouver leur place dans les moments qu'elles vivent.
Une histoire qui explique
pourquoi je fais ce métier
Il y a eu une période de ma vie où j'avais l'impression d'être partout, sauf vraiment là.
Avant ça, j'étais enseignante, cavalière, photographe, compagne, entourée de mes animaux, et je me sentais épanouie dans cette vie que j'avais construite.
Puis il y a eu plusieurs épreuves à traverser et je suis devenue maman. Peu à peu, tout ce que je portais s'est accumulé jusqu'à faire imploser l'équilibre que j'avais connu jusque-là.
Il a fallu tout remettre en question, apprendre à demander de l'aide, quitter une vie qui ne me correspondait plus et recommencer ailleurs. Et surtout, retrouver petit à petit la personne que j'étais avant de me perdre dans tous les rôles que j'avais appris à tenir.
C'est de cette reconstruction qu'est née Petite Fanny.
Avec le recul, je crois que cette période m'a appris quelque chose que je n'aurais jamais pu comprendre autrement : on peut aimer profondément les personnes qui partagent notre vie et, malgré tout, se perdre complètement dans ce que l'on fait pour elles.
Et c'est probablement là que Petite Fanny a vraiment commencé à prendre forme.
Parce qu'aujourd'hui, je sais ce que je veux offrir aux femmes que je photographie : un moment où elles n'ont plus à être celles qui organisent, anticipent et pensent à tout.
Je veux prendre en charge ce qui peut l'être, observer, m'adapter, guider quand c'est nécessaire et m'effacer quand il est temps de laisser la vie se dérouler.
Pour qu'elles puissent être avec ceux qu'elles aiment, sans avoir à gérer le moment en plus.
Et surtout, pour qu'elles ne soient plus seulement derrière l'appareil, derrière l'organisation, derrière tout le monde, mais dans les souvenirs qu'elles contribuent à créer.
 
Ce que cette histoire a changé
 
Avec le temps, j'ai compris que je ne voulais plus simplement créer de belles images.
Je voulais que ma façon de photographier permette aussi de vivre le moment que l'on était venu photographier.
Alors j'ai changé ma manière de travailler.
Je prépare avec soin, j'observe, j'accompagne, je m'adapte, puis je laisse la vie reprendre sa place.
Je ne cherche pas à fabriquer un moment parfait.
Je crée un cadre suffisamment simple et sécurisant pour que chacun puisse lâcher un peu le contrôle.
Et surtout, je prends soin des mamans, notamment en prenant en charge ce qui peut l'être
pour qu'elles n'aient pas à gérer le moment en plus.
Elles peuvent être avec leurs enfants, leurs animaux, ceux qu'elles aiment.
Elles peuvent simplement être là.
Parce que les photos sont importantes.
Mais ce qu'elles racontent l'est encore plus.
Ce que l'enseignement m'a appris
Pendant dix ans, j'ai été maîtresse en maternelle. Et sans le savoir, j'y ai appris une grande partie de ce qui fait aujourd'hui ma façon de photographier.
Observer avant d'intervenir. Comprendre qui a besoin de temps, qui a besoin de mouvement, qui préfère regarder avant de participer. Créer un cadre suffisamment sécurisant pour que chacun puisse trouver sa place, puis savoir quand s'effacer pour laisser les choses se faire. Créer un lien avec les enfants.
Aujourd'hui, je retrouve tout cela dans mes séances.
Je ne regarde pas seulement une famille. Je regarde sa dynamique, les liens qui se créent, les petits gestes, les tempéraments, les besoins de chacun.
Et j'adapte la séance en fonction de ce que j'observe.
Finalement, mon ancien métier ne m'a pas vraiment quittée. Il a simplement changé de terrain.
 
Quand j'arrive sur une séance, je ne regarde pas seulement la lumière ou le décor. Je regarde ce qui se passe entre vous : qui observe, qui bouge, qui cherche naturellement les autres, qui a besoin de temps.
Je remarque les petits gestes, les regards, une main qui vient chercher une autre, un enfant qui revient vers sa maman, un chien qui reste toujours près de son humain, un cheval qui s'approche doucement.
Puis j'ajuste. Je sais quand proposer, quand attendre et quand simplement laisser faire.
Je ne cherche pas à vous faire entrer dans une séance.
Je construis la séance autour de vous.
 
 
Je crois que les plus beaux souvenirs existent déjà. Qu'il n'est pas nécessaire de les fabriquer pour qu'ils soient beaux, ni de poser pour qu'une image ait de la valeur.
Je crois qu'une maman mérite d'être dans les souvenirs qu'elle crée, que les animaux font partie de la famille et que les moments imparfaits sont souvent les plus précieux.
Alors je refuse de fabriquer des émotions qui n'existent pas, de faire entrer une famille dans une case pour obtenir « la bonne photo » ou de faire passer l'image avant les personnes.
Je peux créer les conditions d'un beau moment.
Je ne peux pas, et je ne veux pas, le contrôler.
Et surtout, je crois que les personnes sont toujours plus importantes que les images.
 
Ce que je vois
Ce que je crois
Je crée le cadre.
Vous vivez le moment.
Les photos s'occupent du reste.
Je n'en suis pas arrivée là seule.
Mon fils Raphaël a été la raison pour laquelle je me suis battue.
Mon conjoint Benjamin, la force qui m'a portée quand je n'en avais plus.
Pauline, mon amie photographe, un soutien de chaque jour.
Amandine et Claire m'ont aidée à croire en mon projet, à avancer dans le bon sens, à devenir la personne que je rêvais d'être.
Et Colette, ma Coco, sans qui je ne pourrais espérer suivre mes rêves.
Mon rapport au corps et à l'image
Je sais ce que c’est que de ne pas se sentir photogénique, d’avoir des complexes ou de se demander “est-ce que je vais aimer me voir ?”. Je suis comme ça.
Alors pour mieux comprendre ce que tu ressens, je me suis moi-même prêtée au jeu, devant d’autres photographes et en autoportrait studio.
Aujourd’hui, je peux te le dire : tout le monde est photogénique. Il suffit d’avoir en face de soi quelqu’un qui sait capter ta lumière et ce qui te rend unique.
Mon rôle est de te mettre à l’aise, de te guider sans jamais te figer, pour que tu puisses être pleinement toi-même.
Tu veux savoir comment je te guide ?
J'ai créé un document gratuit à destination des mamans, pour comprendre ce qu'elles n'aiment pas chez elles en photo et des astuces pour y remédier.
 
Mon engagement auprès d'AIMAA
 
Action 1
Je photographie leurs pensionnaires, pour donner à chacun une image qui donne envie de le rencontrer, de l'adopter, de lui offrir une nouvelle vie.
Action 2
J'organise aussi des journées photos à thème, dont l'intégralité des recettes est reversée au refuge.
action 3
Pour chaque séance Être là réservée, 5€ sont reversés à AIMAA.
action 4
Et je fais aujourd'hui office de relais pour la collecte de dons : nourriture, matériel, objets utiles au quotidien du refuge. Je récupère ces dons en séance photo ou à mon domicile.
Crédits photos branding :
Leah Mendel Photographie
Chloé Delargille Photographe
Chloé Roquelle-Landru